Il y a des blogueurs et des blogueuses que je n’ai plus envie de lire. Il y a des lecteurs et des lectrices que je n’ai plus envie qu’ils me lisent. Rendre le blog privatif enlève le charme d’un blog. Les découvertes d’autres mondes, d’autres gens, d’autres manières de penser, de nouvelles rencontres, s’extasier devant la qualité de certains échanges, améliorer un quotidien sans doute un peu trop fade. Mais il y a des gens que je n’ai plus envie de croiser, même numériquement. Ils m’horripilent, c’est physique. Dès que je vois leur pseudo, ça me fout les boules.
Alors, autant se rendre à l’évidence que ce blog arrive à sa fin. Je me suis fait balader ci et là par des gens qui sont encore pire que moi dans la platitude et le pathétique de leur vie. Oui, je me pose en critique acerbe. Injuste dans mes mots, dur dans mes constats, mais je suis persuadé, log à l’appui, que j’ai raison.
Allez, un exemple : une lectrice, qui m’assure qu’elle ne lit pas tant de blogs que ça, qu’elle n’intervient que rarement en commentaire. Et puis, les semaines passent. Mon observation continue ; des écrits sont publiés de part et d’autre, et puis finalement j’apprends au détour d’une conversation qu’elle s’est tout simplement foutue de ma gueule. Elle intervient un peu partout pour rendre sa vie un peu plus supportable. Elle m’a flatté, caressé dans le sens du poil, elle m’a menti.
Un autre exemple ? Une comédie de rencontre, pensant que nos échanges étaient de qualité, que le ressenti était réciproque, pour finalement me ranger dans un coin prétextant je ne sais quelles raisons obscures que c’est mieux comme ça.
Et tout ça en deux mois ?… Le constat n’est pas beau. En 12 années d’errances sur l’Internet, jamais je n’ai connu autant de monde aussi hypocrite et menteur en si peu de temps.
L’hypocrisie générale qui règne chez certains me débecte. Elle me rend malade. Je me rends à l’évidence que je n’ai pas ma place et lorsque j’en cherche une, on me balade gentiment à droite et à gauche. Je suis même prêt à endosser une responsabilité quelconque, si vous n’appréciez pas cette critique tranchante. Mais je ne laisserais pas quelques autochtones me pourrir la vie parce que la leur manque de contenance.
Je n’ai pas l’intention, ni à court terme, ni à moyen terme, d’ouvrir un autre blog de ce type. La franchise et la sincérité que je mettais dans ce blog et dans mes échanges n’ont rien donnés. Plus vous en donnez, plus on utilise vos faiblesses pour arriver à ses fins.
J’ai supprimé l’adresse mail principale de contact de ce blog (Gmail), bloqué certains utilisateurs que j’ai accepté dans ma liste Messenger, changé de numéro de téléphone depuis quelques semaines déjà. Dès le départ, je savais que je n’étais que de passage pensant trouver une accroche, une humanité suffisante pour continuer cette aventure. Heureusement, dans le lot, il y a deux ou trois personnes que « j’emmène » avec moi. Finalement, j’en sors gagnant.
Bercé d’illusion, idéaliste, rêveur. Je le savais, mais j’avais complètement oublié à quel point je l’étais.
Au plaisir…
Abracadabra.
** pu la **
